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GURU NANAK

De quoi l'être créé peut-il bien être fier, car seul le Créateur a le pouvoir de donner ?

Si telle est Sa volonté, il donne ; 

sinon rien ne peut être obtenu.

Que peut donc bien faire l’être créé de par lui-même ?

Le Seigneur est le seul véritable, l'unique, et en vérité, Il est amour.

L'aveugle poursuit son errance dans les ténèbres de la vanité.

Nous sommes les plantes parsemées dans Son jardin (terrestre), et chaque arbre est reconnu par les fruits qu'il porte.

De même l'homme est désigné d'après son propre mental, et ainsi il amasse les fruits dans la corbeille de sa destinée ; ce qu'il sème, il le récoltera aussi.

Imaginaire est le mur, fabuleux est le maçon qui l'élève, si nous ne savourons que le goût insipide produit de notre mental imparfait.

Si telle est la volonté du Seigneur, nous sommes aussitôt confrontés à Sa saveur;

mais sans Son Verbe éternel, ô Nanak, nous ne pouvons être tenus pour compte.

******

Les flammes du doute ne peuvent s'éteindre pour celui qui poursuit son errance dans les (trois) mondes,

pas plus que les impuretés qui le souillent intérieurement ne peuvent s'effacer.

O honteuse est une telle vie et la robe dont elle se revêt.

Seul le Chant éternel révélé par le Maître peut nous permettre de rendre un réel hommage au Seigneur.

O mon mental, accepte l'aide du Maître et éteins le feu qui te ravage ;

lave-toi à la fontaine du Verbe saint et apaise ton ego, ainsi que les désirs insatiables.

Précieux est le joyau du mental, mais seul le Verbe divin a le pouvoir de le révéler et de le mettre en valeur.

C'est en gardant contact avec la congrégation des Saints que nous est offerte la possibilité d'atteindre Dieu, et c'est par la grâce du Maître que Son souvenir vit en nous.

C'est ainsi que s'amenuise, puis s'éteint la puissance de l’ego et que le sommet de la paix peut être vaincu ;

l'eau se mêle à l'eau en ne laissant aucune trace.

Ceux qui oublient le nom de Dieu vont et viennent sans mérites.

Celui qui n'approche pas le Maître se noie dans les tourbillons du désir.

Précieux est le joyau du mental, mais regardez comme il est confondu avec du cuivre !

Sages et satisfaits (contentement) sont ceux qui plaisent au Maître ; avec son aide c'est sans peine qu'ils traversent l'océan de l'existence matérielle, trouvant ainsi honneur à la cour du Seigneur.

Nanak dit: «Leur réputation est sans taches et c'est la mélodie du Chant éternel qui berce leur mental.»

******

Mon cher ami, écoute attentivement ce conseil :

cherche l'union avec ton Seigneur.

Le temps est maintenant propice. 

Le corps reste en activité aussi longtemps que l'on respire, conservant ainsi toute sa fraîcheur. 

Vaine est une vie qui s'achève sans qu'aucun mérite ne soit gagné ;

la poussière retourne à la poussière.

O mon mental, efforce-toi d'amasser quelques gains avant de retourner à la Demeure éternelle.

Avec la grâce de Dieu, chante les louanges de Son Verbe saint et éteins le feu qui te consume.

Nous écoutons toutes sortes de paroles avant de les répéter à notre tour ;

nous connaissons de nombreuses lectures et pouvons même avoir le don pour l'écriture.

Nous assimilons une quantité énorme de savoir mais ainsi, nuit et jour, augmente en nous la soif des désirs et nous sommes sans cesse tourmentés par l'aiguille de la vanité.

 Lui, l'insouciant, dont la nature est impénétrable, peut seulement être révélé par la sagesse du Maître.

 Toute notre habileté et intelligence pour Le trouver ne sont d'aucune aide, pas plus que notre amitié nouée avec des miriades d'hommes.

Si tu ne goûtes pas à la saveur de la congrégation des Saints, jamais ta soif ne pourra être étanchée;

si tu ne t'accordes pas aux mélodies du Chant éternel, tes peines et tes douleurs te réduiront en cendres.

O mon âme, médite sur le Seigneur et réalise par toi-même la gloire du salut.

J'ai vendu mon corps et mon âme au Maître et ainsi, Celui que nous recherchons avec tant d'espoir dans l'immensité des trois mondes m'a enfin dévoilé Sa présence.

Oui, Nanak, la possibilité d'atteindre à l'union avec le Seigneur nous est offerte par le Maître.

******

C'est dans cet étang (le monde) que l'homme patauge,

cette mare dans laquelle le Seigneur a versé l'eau de feu (les désirs) et jeté la fange de l'attachement qui enlise le pied.

Combien, ô combien j'en ai aperçus qui étaient séduits (par l'étang).

 N'as-tu pas remarqué, ô ignorant, que c'est en L'abandonnant que tes vertus se sont fanées ?

Nanak dit: «0 Seigneur, l'ignorant et misérable que je suis n'a à son compte ni chasteté, ni vérité, ni sagesse. C'est donc humblement que je recherche le refuge où s'abritent ceux qui ne t oublient pas.»

 

Extraits de : Guru Nanak Le messager de l'Unité par Gérard Bossy (Ed. L'or du temps) 1991

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LIE-TSEU 

Au pouvoir depuis cinquante ans, Yao ne savait ni si l'empire était bien gouverné ni si ses nombreux sujets désiraient lui obéir. Il interrogea ses conseillers, qui ne surent répondre. Il interrogea des personnes extérieures à la cour, qui ne surent répondre. Il interrogea des paysans, qui ne surent répondre. Vêtu simplement, il se promena dans les rues, et entendit à un carrefour un  enfant chanter :

Il règne sur notre peuple,

Il a exterminé les brigands.

Mais le peuple l'a oublié,

Ne sait devoir obéissance à l'Empereur.

Très content, Yao demanda qui avait enseigné ces paroles. "Le grand préfet" répondit un enfant. L'Empereur interrogea le grand préfet, qui répondit qu'il s'agissait de vers anciens. rentré au palais, Yao convoqua Shun, lui offrit pouvoir que Shun accepta sans discuter.

Extrait du Traité du vide parfait de Lie Tseu, Editions Albin Michel, Coll. spiritualités vivantes, traduit du chinois par Jean-Jacques Lafitte, 2002

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GURDJIEFF

La première demande, la première condition, le premier test pour celui qui désire travailler sur lui-même est de changer son appréciation de lui-même. Il doit non pas s'imaginer, non pas simplement croire ou penser, mais voir des choses en lui-même qu'il n'avait pas vues auparavant, les voir réellement. Jamais son appréciation ne pourra changer tant qu'il ne verra rien en lui-même. Et pour qu'il voie, il faut qu'il apprenne à voir : c'est la première initiation de l'homme à la connaissance de soi.

Avant tout il faut qu'il sache ce qu'il doit regarder. Une fois qu'il le sait, il doit faire des efforts, tenir son attention, regarder constamment, avec ténacité. A force de maintenir son attention, de ne pas oublier de regarder, un jour peut-être il pourra voir. S'il voit une fois, il peut voir une seconde fois, et si cela se répète il ne pourra plus ne pas voir. C'est là l'état à rechercher, le but de notre observation ; c'est de là que naîtra le vrai désir, le désir irrésistible de devenir ; de froids nous deviendrons chauds, vibrants ; nous serons touchés par notre réalité.

Georges Gurdjieff, « Première initiation » in Question de, n° 50, Éd. Retz, Paris, 1983, p. 34.

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